« L’héritage de Proust 100 ans après sa mort », colloque à Rome les 31 mars et 1er avril

Published by Nicolas Ragonneau on

Cent’anni ! comme on dit en italien quand on trinque, un verre de limoncello, de grappa ou de brunello di Montalcino à la main. Le sympathique professeur Marco Piazza organise un colloque à l’Université de Rome sur l’héritage de Marcel Proust cent ans après sa mort les 31 mars et 1er avril.

Quel est l’héritage de Marcel Proust, cent ans après sa mort ? Proustonomics s’interroge à longueur d’articles sur cette questions, mais universitaires français et italiens, entre autres, vont plancher sur cette question pendant un colloque à l’Universita Degli Studi Romani Tre et à la Fondazione Primoli les 31 mars et 1er avril prochains, et dont vous pouvez consulter le programme. On espère que les actes de ce colloque seront accessibles, sous forme de publication ou en enregistrement vidéo comme Marco l’envisageait il y a peu.

Categories: Événements

1 Comment

Leprince Pierre-Yves · 2 avril 2022 at 14 h 26 min

Ce texte est l’occasion, pour les Français, d’un rappel ou d’une découverte, celle de l’un des deux écrivains majeurs de l’Italie du XX° siècle qui sont des autrices, Natalia Ginzgurg – l’autre étan l’une de ses amies, Elsa Morante, dont « La storia » (1974) apparaît comme l’un des chefs-d’oeuvre de la littérature mondiale à ceux qui ont eu la chance de lire ce roman bouleversant (magnifique traduction française de Michel Arnaud en 1977 chez Gallimard, suivie de deux publications en Folio) : histoire individuelle face à l’Histoire du monde durant les années 1940, évoquées aussi dans un autre moment capital de la littérature universelle, le « Vie et destin » de Vassili Grossman, écrivain russe d’origine juive, dont il me semble essentiel de reparler, en cet hiver 2022 , à propos d’une femme juive, comme l’héroïne de « La storia » – et la mère de Marcel Proust… La traduction de « Du côté de chez Swann » par la très jeune Natlia Ginzburg, réfugiée dans une campagne isolée, commença pendant la même guerre ; la parution de ses réflexions sur ce travail, rédigées quarante-quatre ans après la parution de « La strada di Swann », une année avant sa mort, est particulièrement émouvante, témoignage de l’un de ces cas où un écrivain s’attache à faire passer le texte d’un autre d’une langue dans une autre. Ce n’est pas souvent le cas, il n’en demeure pas moins que la « Recherche », traduite de façons diverses dans des dizaines de langues, a conquis, un siècle après la mort de son auteur, des lecteurs de plus en plus nombreux et fervents, chaque année, dans le monde entier.

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