Entretien avec Anne-Lise Gastaldi et Pierre Ivanoff

Published by Nicolas Ragonneau on

Les Amis de Vinteuil sont nos amis. Entretien avec Anne-Lise Gastaldi et Pierre Ivanoff à l’approche des Journées Musicales Marcel Proust qui se tiennent du 8 au 10 octobre au Grand Hôtel de Cabourg, mais aussi à Trouville-sur-Mer.

Pour commencer, la question classique qui ouvre tous mes entretiens : quelle a été votre expérience de lectrice/lecteur de la Recherche ?
Anne-Lise Gastaldi : Je ne peux vivre sans Marcel Proust de la même façon que je ne peux vivre sans musique. On le sait, les grandes œuvres nous révèlent à nous-mêmes, nous font vivre la « vraie vie » dont parle Proust dans le Temps retrouvé. Comme je l’explique dans le bulletin Marcel Proust « Proust pour la première fois », ma rencontre avec la Recherche s’est faite alors que j’avais 15 ans, à la lecture des « clochers de Martinville » que j’ai immédiatement mis en écho avec la « Vallée des cloches » de Ravel.
Pierre Ivanoff : Je suis venu à Proust tardivement et grâce à Anne-Lise. Comme nous sommes tous deux des passionnés de peinture, nous étions allés au Mauritshuis de La Haye voir, notamment, la Jeune fille à la perle et, sur le mur d’en face, la vue de Delft (d’ailleurs, comme nous étions restés très très longtemps dans cette salle en admiration devant Vermeer, les gardiens, persuadés sans doute que nous préparions un vol, revenaient régulièrement voir ce que nous faisions). Rentrés à l’hôtel Anne-Lise, qui ne se sépare quasiment jamais de la Recherche, m’a fait lire la mort de Bergotte… Le choc !

Comme les Jeux Olympiques, cette cinquième édition des Journées musicales devait se tenir en 2020 et a finalement lieu en 2021. Est-ce que ces péripéties liées à la pandémie ont eu des conséquences sur la programmation envisagée en 2020 ou avez-vous pu reconduire l’ensemble des événements prévus ?
A.-L.G. : Presque tous les événements prévus ont pu être reconduits. Mais, vous savez, une programmation est une matière vivante ! Elle se tisse au gré des rencontres, des affinités, des élans artistiques… et malheureusement des désistements ou empêchements des artistes.
P.I. : Il y a eu deux conséquences : la première fut financière avec l’impossibilité de trouver des entreprises mécènes, à l’exception des partenaires de la première heure (j’en profite d’ailleurs pour les remercier à nouveau) que sont les Editions Thélème, la Maison Calvados Drouin ou les Groupe Caisse des Dépôts et les deux établissements de prestige de Cabourg, le Grand Hôtel et le Thalazur les Bains. La seconde fut l’indisponibilité de quelques artistes comme Sandrine Bonnaire (la comédienne Eva Darlan nous fait la gentillesse d’être notre lectrice en 2021) ou Madame Raymonde qui a laissé sa place à Charlène Duval pour un spectacle de fin de soirée le 9 octobre qui sera tout aussi « déjanté ». Mais ces impondérables ont été bien maîtrisés dans l’ensemble, grâce à nos amis festivaliers fidèles qui nous ont aidés financièrement et à notre réseau artistique qui nous a permis de pallier les quelques défections en gardant la qualité et l’originalité de l’édition d’origine.

En fait, sur un canevas traditionnel qui est apprécié des festivaliers […] nous innovons à chaque édition en imaginant des programmes qui sont à la fois proustiens et qui s’adressent aussi à des personnes qui n’ont jamais lu une ligne de Proust, voire ont un a priori défavorable envers l’écrivain.

Pierre Ivanoff

Quelles sont les nouveautés ou les innovations de cette édition ?
P.I. : En fait, sur un canevas traditionnel qui est apprécié des festivaliers (découverte culturelle et touristique le vendredi, concert d’ouverture suivi d’un cocktail le vendredi soir, soirée et nuit musicale le samedi et récital de piano de clôture le dimanche) nous innovons à chaque édition en imaginant des programmes qui sont à la fois proustiens et qui s’adressent aussi à des personnes qui n’ont jamais lu une ligne de Proust, voire ont un a priori défavorable envers l’écrivain.
Notre credo c’est « partage » (Proust appartient à tout le monde !), « ouverture » (en dehors de la littérature et de la musique qui constituent notre socle, selon les éditions nous invitions la bande dessinée, le théâtre, la gastronomie, la photographie, la peinture … ce qui permet à chacun de trouver sa « porte d’entrée » aux Journées Musicales Marcel Proust) et « découverte » (expositions, objets insolites – nous avons déjà fait venir le piano sur lequel Reynaldo Hahn a composé Ciboulette, un théâtrophone…).
Dans cet esprit, nous proposons par exemple, cette année, la vue que Marcel Proust connut à la Villa des Frémonts, dont son propriétaire, Mike Lebas, va aimablement nous ouvrir les portes, ainsi qu’un petit tour du côté de chez Gustav Mahler.

Le thème de cette année est “la belle époque de Marcel Proust”. Que recouvre ce jeu sur l’expression « Belle Epoque » ?
P.I. : Bien vu ! Il y a effectivement un petit jeu : d’un côté on évoquera la Belle Epoque en tant que telle, avec, grâce à Jean-Paul Henriet, une découverte des villas de Cabourg qui ont une forte histoire proustienne. Cette période entre 1900 et le début de la grande guerre sera aussi illustrée musicalement par le spectacle de caf’conc de Charlène Duval, Anny Duperey et Arzhel Rouxel en fin de soirée le samedi … à un horaire assez proustien.
D’un autre côté Luc Fraisse nous parlera de ce qui fut aussi une belle époque pour l’écrivain, à savoir les trois années qui suivirent son Prix Goncourt.
A.-L. G. : j’ajouterais en guise de clin d’œil que c’est aussi la belle époque des Journées Musicales Marcel Proust qui revivent après les tristes 18 mois que nous venons de vivre.

Les cinq musiciennes du concert d’ouverture « Malher intime ». De gauche à droite : Anne-Lise Gastaldi, Virginie Buscail, Violaine Despeyroux, Jennifer Tani et Diana Ligeti.

L’invité d’honneur est une créature à deux têtes, Ruskin et Malher. Pourquoi ce choix ?
P.I. : L’idée vient, comme souvent pour ne pas dire « toujours », d’Anne-Lise qui, avec son trio (le trio George Sand), avec la soprano Jennifer Tani et l’altiste Violaine Despeyroux ont sorti, en 2021, chez Elstir (www.elstir-editions.fr) un CD-livre intitulé « Mahler intime » en connivence avec l’association « Des enfants et des arbres » : un objet sans plastique en accord avec l’esprit de Gustav Mahler qui se retirait dans sa maison dans les bois pour composer et pour qui la Nature avec un grand « N » était essentielle. Du coup, faire un lien avec Proust et Ruskin (il faut dire que cela faisait deux éditions que je cherchais aussi un moyen d’inviter la délicieuse Cynthia Gamble), autour de ce thème, devenait un beau challenge. Qui, je le signale d’ailleurs, sera relevé par Jérôme Bastianelli, le président de la SAMP, qui va mettre en lumière les liens entre Ruskin et Mahler dans une conférence très attendue.
A.-L.G. : Il y a une chose qui est pour moi essentielle : ce sont ces rapprochements mystérieux que l’on ressent entre des œuvres qui, a priori, n’ont pas de rapport.
Si l’on connaît l’affinité entre Proust et Ruskin, dont parlera Cynthia Gamble, le lien entre Mahler et Proust vient de mon ressenti profond. J’avais depuis plusieurs années, en pensant à Proust, le projet d’enregistrer un disque « Mahler » en musique de chambre, ce qui était très singulier, Mahler n’ayant écrit que pour les grandes formations. C’est en réalisant ce projet qui sera révélé au festival, que j’ai compris pourquoi je faisais inconsciemment un lien naturel entre Proust et Mahler : le rapport au Temps, la solitude pour créer, l’humour, l’amour des grandes formes…

Tout se tisse à la fois humainement et artistiquement.

Anne-Lise Gastaldi

Venons-en aux concerts. La programmation est encore une fois de grande qualité, et éclectique. Comment avez-vous bâti le programme musical ?
P.I. : Je laisse Anne-Lise répondre car le mérite de la programmation musicale lui revient grandement en tant que directrice artistique … même si, évidemment, je donne mon avis, notamment dans le choix des artistes.
A.-L.G. : J’ai bâti le programme sur l’éclectisme de Proust, sur son amour de la musique, qu’elle soit « grande » ou « mauvaise » (pour reprendre son terme dans son « Eloge de la mauvaise musique »). Un chemin sera parcouru, allant de l’une à l’autre, notamment lors de la nuit du samedi soir qui nous emmènera de Beethoven à Yvette Guilbert.
Par ailleurs, nous construisons les journées en fonction des affinités avec les artistes invités, leur passion, leur connivence avec l’écrivain, avec les valeurs qui sont celles des Amis de Vinteuil et que Pierre a présentées. Tout se tisse à la fois humainement et artistiquement.

Les Journées Musicales de Cabourg, c’est aussi une histoire de fidélité et d’amitiés. On retrouve la présence d’Anny Duperey et d’Eva Darlan en lectrices de Proust.
P.I. : C’est vrai que ce sont deux mots qui caractérisent bien les Journées Musicales Marcel Proust (qui ne sont pas cantonnées à Cabourg). Fidélité du public qui vient et revient, parfois de fort loin, qui parle de notre festival, nous permettant de disposer d’un incroyable cœur d’amis proustiens et mélomanes maintenant. Fidélités des partenaires historiques comme j’ai eu l’occasion de le dire lors d’une question précédente. Et fidélités des artistes que nous aimons, qui nous aiment et apprécient ce que nous faisons. Anny Duperey, qui est venue lire en 2016 illustre bien cette fidélité amicale en venant, cette fois-ci, chanter et en entrainant dans l’aventure son amie Eva Darlan qui, elle, sera notre lectrice. L’an prochain le merveilleux pianiste Bertrand Chamayou reviendra aussi pour l’édition 2022.
A.-L.G. : J’ai quelque peu anticipé en répondant à la question précédente. L’amitié et la fidélité sont les mots-clefs de notre festival et de ce que, plus généralement réalisent les Amis de Vinteuil. Dans cet esprit, comme un arbre dont les branches et le feuillage évoluent d’une saison à l’autre sur un tronc immuable, les Journées Musicales Marcel Proust reposent sur un socle d’artistes amis : Luc Fraisse, le compositeur Gérard Pesson, le trio George Sand.

Les Amis de Vinteuil ne peuvent passer à côté du centenaire de Marcel Proust en 2022… y aura-t-il une édition spéciale ?
P.I. : Je ne vais pas étonner grand monde en disant qu’il y aura une édition spéciale pour commémorer la mort de l’écrivain, dont le thème sera « Proust et la modernité » avec, je le pense du moins, des choses (mot très employé par Marcel Proust dans la Recherche … j’invite tout le monde à lire le Proustographe, amusant, étonnant et intelligent, oeuvre d’un certain Nicolas Ragonneau !) fort originales dans des lieux peu courants avec des programmes riches, variés : ne pas hésiter, à partir de début 2022, à m’écrire à jmmproust@gmail.com ou à visiter le site des Amis de Vinteuil www.amisdevinteuil.fr
Cette édition nous emmènera à Trouville, Paris et Evian et devrait se dérouler sur une douzaine de jours.
A.-L.G. : Ah ! 2022 ! J’y pense depuis la création du festival en 2012, c’est vous dire ! Je n’ajoute rien aux propos de Pierre si ce n’est pour dire que de nombreux partenariats prestigieux sont finalisés ou en passe de l’être.

La Mairie de Cabourg a décidé de ne plus vous soutenir. Est-ce que l’avenir des Journées Musicales s’écrit toujours sur la côte Fleurie ?
P.I. : C’est effectivement LA grande déception de 2021 : que le maire de Cabourg, malgré le succès des Journées Musicales Marcel Proust, festival qui est reconnu comme un événement proustien majeur, qui amène dans sa ville des centaines de personnes de toute la France mais aussi d’Europe et des Etats-Unis, de surcroît à un moment où il fait mener une réflexion sur l’impact touristique de Cabourg, décide que ce festival n’a plus sa place à Balbec est incompréhensible.
Et encore plus lorque l’on sait que nos partenaires locaux (je pense au Grand Hôtel, au Thalazur les Bains, à beaucoup de commerçants de la ville) sont enchantés, que le département et la région croient en nous puisque, eux, ils continuent à nous soutenir.
Mais nous avons dû construire cette édition 2021 sans un centime de la ville.
Alors, même si nous adorons Cabourg, tirer les marrons du feu pour une ville dont le maire ne veut pas de nous me semble, à chaud, peu raisonnable.
Néanmoins l’avenir des Journées Musicales Marcel Proust passera par la Côte Fleurie puisque, en connivence avec Corinne Dupont, qui fut directrice du Grand Hôtel et est maintenant celle des Cures Marines de Trouville, l’établissement accueillera notre festival en 2022.
Par ailleurs, en fonction de l’évolution de la situation politique de Cabourg, peut-être y aura-t-il une envie de la mairie, dans un avenir plus ou moins proche, de nous réaccueillir ?
Enfin, même pour 2022, nous réfléchissons à une façon élégante de tisser un lien entre Balbec et Trouville afin que le Grand Hôtel soit associé à l’événement de 2022.
A.-L.G : Ma réponse est teintée de tristesse et de déception, tant sur le plan humain qu’artistique. Certes l’accueil que nous avait réservé, pour les premières éditions, le maire de l’époque, Jean-Paul Henriet, véritable proustien engagé, qui avait remis à Pierre la médaille de la ville de Cabourg, pouvait difficilement être égalé.
Mais l’attitude de la mairie et celle de sa représentante actuelle pour la Culture qui, lors de notre premier rendez-vous, fin 2020, m’a demandé quels étaient mon nom et mon métier, en disent long sur l’état d’esprit et les « valeurs » qui sont les leurs.
En bonne protestante que je suis, le respect de la parole donnée, l’engagement à honorer sont des valeurs essentielles.
Et l’authenticité de la démarche artistique et humaine, notre position par rapport à ces démarches, sont essentielles.
Mais, bien heureusement, aussi injustes soient-elles, ces prises de position de l’équipe municipale n’ont en rien entamé notre énergie et toute la passion que nous mettons dans cette édition.
Nous aimons profondément la Côte fleurie, nous aimons profondément Marcel Proust. A Cabourg, nous ne sommes pas reçus par le maire mais par… Proust !
Pour ne pas ternir la fin de cet entretien par des propos désolants, laissons les derniers mots à l’écrivain : « Grâce à l’art, au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous le voyons se multiplier […] »

Tout le programme complet sur le site des Journées Musicales Marcel Proust


Droit de réponse de Tristan Duval, maire de Cabourg

Suite à la publication de cet entretien, Tristan Duval, maire de Cabourg, à souhaité répondre aux propos d’Anne-Lise Gastaldi et Pierre Ivanoff le mardi 12 octobre. Nous reproduisons son texte ici, in extenso.

 » Je tiens à réagir aux propos tenus dans vos colonnes par les organisateurs des Journées Musicales Marcel Proust. Je suis surpris de constater que l’amertume qui transpire serve à travestir la réalité de la situation et les véritables raisons de l’arrêt du soutien de la Ville à cette manifestation.

En premier lieu, je voudrais rappeler que c’est à mon initiative que ce festival a été créé. Lorsque j’étais Adjoint au Maire, j’avais présenté à mon prédécesseur, Anne-Lise et Pierre que j’avais rencontré par l’entremise d’un ami, le célèbre pianiste Antoine Palloc.

Déjà à l’époque, ce projet qui devait être un événement ouvert sur la ville et toucher un large public est très vite devenu, par son programme élitiste et son orientation, le rendez-vous de quelques passionnés exigeants. Un événement très éloigné du caractère universel de l’œuvre de Marcel Proust que j’espérais. Les jauges des spectacles ne dépassant pas la centaine de spectateurs et ne se renouvelant que trop peu.

Malgré cela, par cohérence et fidélité les JMMP ont continué à avoir le soutien de la ville avec l’espoir que cela évolue.

J’ai d’ailleurs, depuis que je suis Maire exprimé à plusieurs reprises, la volonté d’élargir cet événement notamment pour correspondre à l’ambition que porte depuis son ouverture, la Villa du Temps Retrouvé. Ce lieu exceptionnel autour de Proust et de la Belle Époque qui a accueilli plus de 25 000 visiteurs en moins de 4 mois et dont la vocation est d’associer une programmation d’évènements de qualité autour de l’univers proustien. Malheureusement, les JMMP n’ont pas su s’intégrer dans ce nouvel élan.

Pourtant, en 2019, je leur avais confié l’accompagnement de l’organisation de la venue du jury du Prix Goncourt que j’avais obtenu de haute lutte. Une édition non prévue avec un budget supplémentaire de 52 000 euros versé aux Amis de Vinteuil. 
J’ai malheureusement constaté à ce moment un manque de loyauté inacceptable pour une municipalité qui ne peut avoir des partenaires qui défendent leurs intérêts immédiats aux détriments de ceux de la ville. 

Je suis aussi choqué de lire que « nos valeurs » sont remises en cause avec tant de mépris et de snobisme de la part d’organisateurs qui préfèrent l’entre-soi que de servir un public renouvelé.

Mais visiblement à les lire, les médailles sont leur « petite phrase » préférée.

Il est amusant de constater combien, parfois, ses propres adorateurs sont la caricature dont Proust savait si bien faire le portrait.  »

Categories: Entretiens

27 Comments

GRUNSTEIN · 13 octobre 2021 at 11 h 45 min

Minable !

Luc FRAISSE · 13 octobre 2021 at 14 h 04 min

Les Journées musicales n’ont rien d’un « entre-soi », mais jouissent d’un rayonnement considérable. C’est ce qui rend incompréhensibles les explications de M. Duval.

    Benoist · 13 octobre 2021 at 14 h 23 min

    Bonjour

    C’est la première fois cette année que j’assistais aux journées musicales étant nouvellement adhérente aux amis de Vinteuil 

    Je dois dire que j’ai été enchantée de mon séjour à l’hôtel et des manifestations tant conférences que concerts que j’ai pu suivre par leur qualité et par le très bon déroulement des événements 

    Quand j’apprends que cette édition a été réalisée sans l’aide financière de son principal mécène je n’en suis que plus impressionnée ! 

    Je suis amatrice de musique sans être véritablement mélomane avertie et à aucun moment n’ai considéré qu’il s’agissait d’ 1 manifestation élitiste ! 

    J’ai pu également visiter la superbe maison consacrée à Proust et à son temps dont la muséographie est très réussie ( fauteuil accessible œuvres statistiques et éléments vidéo etc..) et je me réjouis qu’elle ai recueilli en si peu de temps autant de visiteurs ! 

    Elle constitue une porte d’entrée très intéressante pour qui ne connait pas l’écrivain et ainsi attirer de nouveaux participants à ces journées 

    Je vois une complémentarité intelligente dans ces deux pôles autour du Grand écrivain

    Cela fait de cabourg la ville proustienne des bords de mer et il serait navrant qu’elle ne le reste pas

Laure Hillerin · 13 octobre 2021 at 17 h 12 min

Lettre ouverte à Tristan Duval et Pierre Ivanoff,

Chers amis,
De retour des Journées Musicales Marcel Proust à Cabourg, que j’ai vécues comme une « bulle » de bonheur au milieu d’une actualité de plus en plus absurde et affligeante, je suis particulièrement triste, Monsieur le Maire, en découvrant votre message sur Proustonomics. Je suis triste de cette querelle entre deux hommes dont j’admire l’action, étant « fan » de la Villa du Temps retrouvé comme des JMPP.
J’ai eu la chance de suivre depuis l’origine le projet de la Villa, en tant que membre du « Comité scientifique » — que je n’ai guère éclairé de ma science, je l’avoue. C’est à mon avis une magnifique réussite, qui ne peut que contribuer au rayonnement culturel de Cabourg et à celui d’une époque et d’un écrivain particulièrement chers à mon cœur.
Quant aux JMPP, je les ai découvertes en 2016, lors de leur troisième édition. Depuis lors, je ne manquerais pour rien au monde cet événement qui rassemble autour de leur passion commune pour Proust et pour la musique des gens venus de tous horizons. Cette année, ces journées étaient particulièrement magiques, car on sentait de façon palpable la joie de tous de se retrouver à nouveau après cette traversée du désert covidesque.
Jamais, depuis que je participe aux JMPP, je n’y ai eu le sentiment d’un élitisme snob ou méprisant. Si les habitués sont heureux de s’y retrouver, ils le sont tout autant de partager leur passion avec des « têtes nouvelles ». Ceux et celles de amis que j’ai eu l’occasion d’y amener à plusieurs reprises, et qui n’appartenaient à aucun cénacle proustien, ont été chaque fois conquis par l’ambiance chaleureuse de ces journées et par la qualité des contacts et des rencontres qu’ils ont fait à cette occasion.
J’ignore tout des circonstances et des coulisses de votre mésentente, et de veux continuer à l’ignorer, car cela me paraît sans intérêt. Je voulais simplement « rendre justice » à Pierre Ivanoff et aux JMPP, comme j’essaie de le faire dans mes biographies aux personnalités que j’admire. Et, comme je suis d’un incurable optimisme, exprimer aussi, au-delà de ma tristesse d’aujourd’hui, l’espoir que votre brouille ne s’éternisera pas.
Il me paraît inconcevable que deux hommes tels que vous, qui, chacun à votre façon, mettez autant de passion et de dynamisme à faire avancer les projets qui vous tiennent à cœur, ne finissiez pas par tourner la page et collaborer à nouveau à l’avenir, pour le rayonnement de la ville Cabourg, de Marcel Proust, de la musique, et pour la plus grande joie de ceux qui les aiment.
« L’enthousiasme a été le meilleur de ma vie » écrivait l’abbé Mugnier comme conclusion à son Journal. Continuons donc à le cultiver.

Bien amicalement
Laure Hillerin

michel Leperre · 13 octobre 2021 at 18 h 40 min

Nous participons ma femme et moi aux JMMP depuis l’origine de cette manifestation et toujours avec plaisir et intérêt. Ces trois journées nous ont aussi permis de connaître Cabourg et d’en apprécier l’atmosphère : le Grand Hôtel bien sûr, mais aussi les commerçants de la ville (cafés, restaurants, épiciers, marchand de journaux) et même le délicieux marché du dimanche matin.
Nous ne comprenons pas l’abandon du soutien de la Ville en rase campagne, la Mairie ayant pourtant toujours si agréablement accompagné ces journées.
Le programme qualifié d” « élitiste » n’est que le reflet du personnage exceptionnel qui fait honneur à Cabourg et je ne vois pas comment on pourrait traiter le sujet d’une façon plus prosaïque !
Félicitons Anne-Lise et Pierre pour leur parfaite organisation et remercions les de nous enrichir l’esprit.

Christian Drouin · 14 octobre 2021 at 10 h 17 min

Je soutiens depuis le début ce festival parce qu’il offre un programme de qualité exceptionnelle. « Le rendez-vous de passionnés exigeants » fait rayonner Cabourg bien au-delà de ce cercle d’initiés.
Le caractère universel de l “oeuvre de Proust n’en fait pas pour autant une oeuvre grand public. Le festival restitue parfaitement l’atmosphère de salon dans laquelle évoluent les personnages de Proust. Il a pour moi toute sa place à Cabourg, même si Proust hante également d’autres lieux.
J’espère bien vivement une réconciliation de la Municipalité de Cabourg et des Organisateurs des journées musicales Marcel Proust.

Marie-christine PINAT · 14 octobre 2021 at 13 h 07 min

Je suis venue cette année pour la première fois avec des amis aux Journées. J’y ai rencontré des personnes très diverses . Leurs points communs étant la littérature et la musique ce qui n’est pas du tout élitiste ou bien il s’agit d’une élite très très nombreuse… Je n’ai ressenti l’entre-soi à aucun moment, bien au contraire. Elitiste, la promenade en bus??? Peut-être le maire reproche-t-il des jauges à taille humaine mais cela m’a permis de connaître mieux Malher et d’en comprendre et apprécier sa musique ce qui est plus difficile dans un grand auditorium. La proximité avec artistes et conférenciers est justement le contraire de l’entre-soi.
Nous reviendrons l’année prochaine même si nous sommes déçus de la position de la ville « accueillante. »

Christian Drouin · 14 octobre 2021 at 14 h 45 min

Mon message ayant disparu, je fais part à nouveau de mon point de vue. Je soutiens depuis l’origine les Journées Musicales Marcel Proust parce que c’est une manifestation d’une rare qualité qui attire naturellement un public averti comptant de nombreux influenceurs. Ce faisant, elle fait rayonner Cabourg bien au-delà de la Normandie. Si l’oeuvre de Marcel Proust a un caractère universel, elle n’en demeure pas moins d’un abord difficile pour beaucoup. En cela, elle ne peut s’adresser au grand public. Le festival restitue bien l’atmosphère des salons chère à Marcel Proust. On retrouve l’ombre de Marcel Proust dans d’autres villes, mais il serait bien dommage que Cabourg n’en soit pas la résidence principale !
La Villa du temps retrouvé et les Journées musicales me paraissent si complémentaires que la municipalité de Cabourg et les organisateurs du festival doivent se réconcilier au plus vite , pourquoi pas autour d’un verre de calvados !

Arnaud le chevalier · 14 octobre 2021 at 16 h 21 min

La mairie de Cabourg reproche donc leur manque de loyauté à Anne Lise et Pierre.. mais de quelle loyauté s’agit-il ? Celle envers un Suzerain local qui ne supporte pas de ne pas décider, au prétexte de quelques subsides qui ne sont pas les siens , ce qui se passe pour un événement qu’il n’organise pas .. ou celle envers Proust , les amoureux de l’écrivain , envers la musique et ses mélomanes ?
S’il s’agit de la première sorte , qu’on apprenne vite au baron de Cabourg ( et je pense alors inévitablement à cancan, le baron de Cambremer), que l’argent de ses contribuables ne fait en rien de lui un seigneur . S’il s’agit de la deuxième , la loyauté était totale et sincère : l’amour de la littérature , de l’œuvre de Proust et de la musique était bien là , bien au rendez vous .. avec notamment de nombreuses conférences gratuites … est il possible de faire plus accessible que gratuit ??
J’ai vu des organisateurs et musiciens au service du public , ravi. Mais quelle les l’idée derrière les propos ? Il aurait des publics valables .. et d’autres moins ?? Je ne comprends pas bien.

Michèle GEORGES · 14 octobre 2021 at 17 h 42 min

Impliquée depuis l’origine des JMMP en tant que bénévole pour réaliser la brochure des cinq festivals précédents, je suis profondément étonnée et scandalisée par les propos de Monsieur Duval, en particulier lorsqu’il dénonce le « programme élitiste » du projet qui serait réservé à « quelques passionnés exigeants ».
Monsieur le Maire aurait-il oublié qu’Anne-Lise Gastaldi et Pierre Ivanoff ont mené à bien, pour chaque édition de leur festival (à l’exception de cette année figée par la pandémie), un projet pédagogique consacré à Marcel Proust étalé sur toute l’année scolaire en partenariat avec des
établissements tels les collèges de Cabourg et de Honfleur ?
Les élèves, avec l’aide de leurs professeurs, ont pu réaliser des travaux personnels sur l’auteur suivant le thème de chaque festival et, en 2014, un voyage à Paris a même été organisé et offert par Les Amis de Vinteuil à la classe de 4ème E du collège Alphonse Allais de Honfleur, permettant à la plupart des enfants de découvrir la capitale et, entre autres, le Musée d’Orsay. Les élèves du collège Marcel Proust de Cabourg ont par ailleurs été invités à des manifestations organisées à leur profit pendant le festival. Bien d’autres exemples similaires peuvent être retrouvés au fil des brochures… Comment, dans ces conditions, accuser les organisateurs de « défendre leurs intérêts immédiats aux détriments de ceux de la ville » ?
Enfin, quant à l’absence de « la volonté d’élargir cet évènement » que déplore Monsieur Duval, on peut aussi évoquer à chaque festival les différents circuits culturels qui ont sillonné toute cette belle région chère à Marcel Proust. Une succession de visites commentées s’échelonnant entre Cabourg, Caen, Lisieux, Criqueboeuf et Dives-sur-Mer ou encore entre Benerville et Trouville, etc…
Mais peut-être que les hautes obligations de sa fonction ont empêché Monsieur le Maire de s’intéresser de près aux manifestations culturelles des JMMP que sa municipalité soutenait alors…
Puissent ces quelques propos lui rafraîchir la mémoire !
Je souscris par ailleurs pleinement aux commentaires qui précèdent le mien.

Vivien · 14 octobre 2021 at 19 h 00 min

Je participais pour la première fois cette année aux JMMProust et j’y ai pris un grand plaisir partagé par tous les auditeurs que j’ai pu y rencontrer. J’en ai profité pour inviter des amis à Cabourg, comme je l’ai fait aussi pour faire connaître le musée du Temps Retrouvé. Chacun a apprécié et je pense important d’avoir des rendez vous culturels à Cabourg et pas seulement des hordes d’amateurs de bord de mer quand il fait beau.
Personnellement je ne suis jamais arrivée à lire Proust, je le précise, mais je suis amateur de musique, lecture et musées , et de Cabourg en toutes saisons
Je trouve extrêmement regrettable que ce bel événement musical soit « excentré » à Trouville à cause de cette querelle, et personnellement je n’y assisterai pas s’il n’est pas à Cabourg l’an prochain

Di Benedetto Christine · 14 octobre 2021 at 19 h 12 min

Je me permets de m’insérer dans cet échange en tant que simple spectatrice, ni musicienne professionnelle, ni proustienne de quelque cercle qu’il s’agisse. En tant que personne qui apprécie la qualité des programmes, l’enthousiasme des organisateurs et des bénévoles, la variété des enjeux, littéraires, culturels, musicaux (ceux-ci allant de la « grande » musique au café concert) d’une manifestation que j’ai hâte de retrouver à chaque édition, depuis la deuxième. Je traverse la France pour y assister, et je dirais même y participer, car les échanges sont rendus possibles avec les conférenciers et même les artistes, justement du fait que les événements sont à taille humaine. Ou devrait-on penser que seule la quantité compte et qu’il faut « faire du chiffre » ?
Habitant dans le sud de la France, je ne me serais peut-être jamais rendue à Cabourg sans ces Journées Musicales et je suis très heureuse d’avoir connu la ville et la région justement grâce à ce Festival. Il cherche avant tout à tisser des liens entre les arts et entre les gens et je trouve assez scandaleux le procès en « élitisme » dont il fait l’objet. Bien au contraire ! Nous y avons progressivement amené des amis dont la vie ne les prédisposait en rien à ce type de spectacles, des jeunes de notre entourage qui n’ont guère plus d’une vingtaine d’années et ont été touchés, même passionnés, par la relation directe avec les artistes.
Alors je ne vois pas pourquoi il serait honteux de donner du bon et du beau à tous, gratuitement même à de nombreuses reprises.
Donner envie, permettre à chacun d’y avoir accès avec bienveillance et pédagogie, c’est une immense qualité. Merci aux organisateurs de nous ouvrir des fenêtres sur la vie et le monde, grâce à l’art.
Au lieu de limiter et de restreindre économiquement de tels projets, c’est bien les étendre et multiplier qu’il faudrait. Encore plus et toujours… Alors continuez, s’il-vous-plaît, à nous réjouir et nous entraîner, à Cabourg ou ailleurs. Et merci !

Elisabeth LECULEE · 14 octobre 2021 at 19 h 32 min

Fidèle des Journées musicales Marcel Proust depuis leur première édition, je ne suis ni musicienne, ni spécialiste de Proust. Juste passionnée de musique et de littérature.

Les JMPP ont toujours été une bulle de poésie, de bonheur, de musique et de douceur. Le public, les bénévoles, les organisateurs et les artistes se côtoient dans une atmosphère joyeuse et bon enfant. Certes les spécialistes invités sont très pointus, mais on sent leur volonté de rendre Proust et les œuvres abordées accessibles à tous et de partager leur passion. Inviter des interprètes et des conférenciers de haut niveau à participer à une manifestation ne la rend pas élitiste, bien au contraire.

Anne-Lise et Pierre sont parvenus cette année, malgré leurs difficultés financières et un contexte sanitaire contraignant, à faire de ce festival l’un des plus beaux et des plus magiques depuis le début. Qu’ils en soient remerciés ici.

Faz · 14 octobre 2021 at 20 h 05 min

Je félicite les organisateurs pour leur résistance à la crise sanitaire, et pour avoir proposé, malgré les restrictions budgétaires, un programme aussi riche, toujours dans des conditions d’écoute optimales… et non élitistes ! La musique de chambre, comme son nom l’indique, se produit dans des salles à taille humaine, et le choix du Grand Hôtel pour la majorité des concerts est l’un des atouts de ce festival unique en son genre. Je suis atterré d’apprendre que la ville de Cabourg n’a pas accordé de subventions cette année de reprise si difficile.
Je viens en famille à ce festival. Toutes les éditions ont été, autant pour moi que pour mon épouse et mes filles qui étaient très jeunes alors, des moments rares d’échanges pluridisciplinaires. Le collège de la ville n’est-il pas toujours impliqué dans les projets des JMMP ?
Quelle ingratitude, et quel mépris pour les acteurs et les organisateurs, pour la plupart bénévoles, qui faisaient de Cabourg la ville incontournable des JMMP…
Un passionné exigeant (et non élitiste)

Hutman · 15 octobre 2021 at 0 h 47 min

Bonjour,

C’est la première fois que je me rendais à ces journées/soirées consacrées à Marcel Proust. Loin d’y découvrir un entre soi, j’ai assisté à des conférences passionnantes, et absolument pas élitistes. Ou tout au moins elles étaient élitistes au bon sens du terme, ce qui signifie qu’elles faisaient partager au plus grand nombre des connaissances habituellement réservées à un cercle limité. Ainsi notamment, une conférence consacrée à Mahler, une autre à Proust et Mayol, et enfin une autre consacrée au grand inspirateur de Proust que fut Ruskin, qui fut délicieusement passionnante. Les concerts étaient remplis à ras bord, avec des programmes naviguant entre exigence et volonté de faire partager ce qui faisait l’essence des amours musicales du héros de ces journées. Bref, des journées et soirées délicieuses et passionnantes. Nul doute que je n’ai qu’une hâte, y revenir.

    Vicet Jean-René · 15 octobre 2021 at 8 h 14 min

    55 quidams, nés en l’air à 9 heures le matin pour écouter l’histoire de Cabourg à travers ses villas Belle époque narrées de voix de maître et qui se laissent conter Proust en autocar jusqu’à Trouville, puis, bouleversés par une Igoshina Ondine faisant voler ses doigts sur les touches d’un piano aux Cures Marines pour une mise en partage de ce que Proust appelle « la réalité des choses … par un autre chemin », à savoir la musique, et qui entrent ensuite dans le salon aux trois vues des Frémonts accueillis par le propriétaire qui leur ouvre ses portes le plus simplement du monde, avant d’aller écouter une causerie au Grand Hôtel puis d’assister au merveilleux « Malher intime » du Trio George Sand… et enchaîner si possible pendant deux jours entre conférences gratuites ou pas, expositions et concerts éclectiques et exigeants autour de Malher et Ruskin, pour finir en partageant l’élégance et l’émotion artistique d’un Tharaud solaire, voilà qui est sans doute un privilège, celui tout à la fois de nourrir sa sensibilité, de l’ouvrir à tous les arts, et de valoriser de la plus cultivée des manières une œuvre (qui n’en a pas besoin), et aussi une station dont Proust s’était enivré au point de l’immortaliser. Que Cabourg perde ses journées musicales et c’est une part d’elle-même qui sombre dans les flots…
    Merci aux organisateurs pour Cabourg et pour le public d’hier et de demain.

Valvo · 15 octobre 2021 at 7 h 16 min

Je tiens à laisser 1 commentaire à la suite des propos totalement erronés et de la mauvaise foi évidente du maire de Cabourg. Son attitude est incompréhensible envers ses administrés. Comment en effet ne pas soutenir 1 projet qui ne peut être que prestigieux pour sa ville ? Les journées musicales Marcel Proust attirent un large public de pation’ees et de parfait néophytes dont je fais partie. Présente depuis le début j ai découvert non seulement l œuvre deMarcel Proust mais encore apprécié le côté très éclectique de cette manifestation. Monsieur le maire d élitisme ne confond il pas élitisme avec qualité ?que reproche t il a ce festival ? D apporter à la ville 1 public toujours plus nombreux qui remplit à la fois le grand hôtel, ceux des alentours et qui réjouit restaurateurs et commerçants ? Spectatrice de la première heure j ai pour ma part découvert Cabourg, en ai fait la publicité et y ai emmené plusieurs amis qui ont été enthousiasmés par le festival et par la région ! Ce desamour du maire ne cacherait il pas 1 intérêt personnel en devenir ? On peut se poser la question quant à l argumentation du maire qui ne résiste pas à l examen.

Valvo · 15 octobre 2021 at 7 h 16 min

Je tiens à laisser 1 commentaire à la suite des propos totalement erronés et de la mauvaise foi évidente du maire de Cabourg. Son attitude est incompréhensible envers ses administrés. Comment en effet ne pas soutenir 1 projet qui ne peut être que prestigieux pour sa ville ? Les journées musicales Marcel Proust attirent un large public de pation’ees et de parfait néophytes dont je fais partie. Présente depuis le début j ai découvert non seulement l œuvre deMarcel Proust mais encore apprécié le côté très éclectique de cette manifestation. Monsieur le maire d élitisme ne confond il pas élitisme avec qualité ?que reproche t il a ce festival ? D apporter à la ville 1 public toujours plus nombreux qui remplit à la fois le grand hôtel, ceux des alentours et qui réjouit restaurateurs et commerçants ? Spectatrice de la première heure j ai pour ma part découvert Cabourg, en ai fait la publicité et y ai emmené plusieurs amis qui ont été enthousiasmés par le festival et par la région ! Ce desamour du maire ne cacherait il pas 1 intérêt personnel en devenir ? On peut se poser la question quant à l argumentation du maire qui ne résiste pas à l examen.

Marie-Agnès BENNETT · 15 octobre 2021 at 8 h 31 min

Mon mari et moi trouvons la conclusion du maire de Cabourg insultante pour les musiciens mais aussi pour Marcel Proust qui savait faire la différence entre les snobs et les vrais artistes. Il faut croire que l’idéologie de gauche de M. Duval l’empêche de porter un jugement objectif sur les journées musicales Marcel Proust. Notre amie Annick Polin se joint à nous pour défendre de toutes ses forces cet événement culturel qui devrait faire l’unanimité des habitants de Cabourg.

Bautz Delphine · 15 octobre 2021 at 9 h 54 min

J’ai participé aux JMMProust pour la première fois… et j’attends déjà avec impatience la prochaine édition, tant la qualité des événements auxquels j’ai assisté a été remarquable, l’enthousiasme des festivaliers communicatif. l’ambiance chaleureuse… Je suis donc moi aussi très choquée par les propos de monsieur Duval. Le festival a été orchestré avec brio par Anne-Lise et Pierre !
Encore merci pour ces moments de bonheur et un immense bravo !

Elena · 15 octobre 2021 at 11 h 48 min

Encore merci et félicitations à Anne-Lise Gastaldi et Pierre Ivanoff pour leur dévouement au service de l’oeuvre de Proust rendue accessible à tous les curieux dont je fais partie. Du haut de mes 25 ans, les Journées sont une occasion précieuse de s’ouvrir à ce monde proustien par le biais de conférences (gratuites !), concert, lectures. J’apprécie particulièrement les nombreux liens entre les arts, les programmes variés et les surprises de chacune des éditions, toujours délicieuses et géniales. Cabourg est un véritable écrin logique pour un événement de cette qualité et c’est avec tristesse et incompréhension que je note le retrait du soutien de la ville. Sans les JMMP, je n’y serais probablement jamais venue.
Longue vie aux JMMP !

Deux fidèles des JMMP · 15 octobre 2021 at 12 h 21 min

En tant que spectateur et spectactrice assidus des Journées Musicales Marcel Proust, nous tenons à nous joindre aux précédentes prises de position pour exprimer notre grand attachement à ce beau festival, si riche, bienveillant et bien organisé par Pierre Ivanoff et Anne-Lise Gastaldi. Passionnés et très professionnels, ils n’ont eu de cesse d’ouvrir le cercle proustien et ont fait de ce rendez-vous de haute volée un espace de partage, de découverte et d’écoute remarquable.

Catherine Totel · 15 octobre 2021 at 16 h 33 min

Je ne comprends pas les propos de Mr Duval. Cela m’attriste et me déçoit tellement.
Les journées musicales sont tout le contraire de ce qu’il décrit . 

Pierre Ivanoff et Anne Lise Gastaldi n ont jamais laissé transparaître le moindre snobisme ou élitisme.
Au contraire, l’ambiance est chaleureuse et nous sommes tous réunis par l amour et l’admiration que nous portons à Marcel Proust . Il y a même une certaine joie enfantine à nous trouver là.
Cabourg est la ville de Marcel, il y a écrit ses plus belles pages, elle doit le rester. Le Grand Hôtel doit rester l endroit où nous avons l impression, le temps d un week-end, de le toucher un peu.

C. TOTEL

Boivin-Totel Nicolas · 15 octobre 2021 at 16 h 51 min

C’est la première année que je viens et découvre cet évènement, malgré le fait que je n’ai pas lu toute « La Recherche » je ne me suis pas du tout senti exclu malgré mes 25 ans et mon manque de culture Proustienne.

J’ai trouvé la conférence de Luc Fraisse passionnante et j’ai énormément appris, c’est aux gens d’être curieux !

Elisabeth Howe · 16 octobre 2021 at 0 h 43 min

Moi aussi j’ai été choquée d’entendre appeler les JMMP « élitistes ». C’est une accusation qu’on entend souvent aux Etats-Unis, où j’habite, à propos de maintes manifestations littéraires ou musicales—s’il s’agit de musique classique—mais je ne m’attendais pas à rencontrer cette attitude en France à propos des JMMP. Personnellement je ne trouve ni le programme ni le public de ce festival « élitiste ». Il est vrai qu’on y joue de la musique de chambre (mais aussi de la « mauvaise musique » comme dit Proust) et qu’on y lit des extraits de son roman que personne ne qualifierait de populaire ; mais devient-on « élitiste » simplement parce qu’on aime Proust ? Sûrement pas. Quant au public des JMMP, aux artistes et aux organisateurs, je les ai toujours trouvés très abordables et leur accueil, même pour une étrangère comme moi, des plus chaleureux, sans aucune trace d’élitisme. Je ne comprends pas pourquoi ils sont traités de « passionnés exigeants », et ils sont certainement plus d’une centaine.
Je suis venue aux JMMP cette année pour la troisième fois et je compte venir aussi l’année prochaine. J’aime beaucoup Cabourg mais si nous devons nous déplacer à Trouville, Evian, ou ailleurs, j’irai aussi là-bas pour écouter jouer ces musiciens impeccables, entendre parler ces conférenciers fins—et dépenser mes sous.

Tourrière · 16 octobre 2021 at 11 h 07 min

Mon mari et moi sommes des fidèles de Cabourg depuis les toutes premières « Journées musicales Marcel Proust », dont nous apprécions la profondeur et la joyeuse inventivité. A l’occasion nous avons découvert cette ville dont nous avons mesuré combien elle s’inscrivait dans chacune des manifestations festives qui étaient proposées. Nous tous, participants français et étrangers, fréquentons assidûment les boutiques de souvenirs et d’habillement, et avons pris nos habitudes gourmandes dans les pâtisseries et restaurants locaux. De leur côté, les Cabourgeais avec qui nous avons bavardé à l’issue des spectacles, les ont non seulement appréciés, mais ont été frappés par la qualité de programmes toujours éclectiques et audacieux : ouverture sur des domaines extrêmement variés, et partage autant avec un public adulte qu’avec les scolaires des établissements environnants.
Voilà pourquoi nous avons été abasourdis de découvrir la colère de M. Tristan Duval. Nous ne comprenons pas. Comment parler par exemple de déloyauté à propos de M. Pierre Ivanoff alors que nous n’avons jamais entendu ce dernier le mettre en cause au cours de ces J.M.P.P. Au contraire, il nous a conseillé d’aller visiter, nous le citons « le très beau musée conçu par le Maire de Cabourg. » Nous le remercions donc, lui et Mme Gastaldi, de nous avoir préservés de cette atmosphère délétère, pour nous faire vivre sans doute la plus belle session du Festival et ce, malgré la baisse radicale des moyens. Enfin étant d’un incurable optimisme, nous espérons que cette saute d’humeur qui nous paraît illégitime, sera passagère et s’apaisera comme le fait la mer lorsqu’elle vient se diluer dans les lumières de Cabourg.

Françoise Carmouze · 17 octobre 2021 at 10 h 21 min

Voilà déjà une semaine passée après ce délicieux festival des Journées Musicales de Marcel Proust !
Anne-Lise et Pierre nous ont emmenés hors du Temps pendant trois jours avec des musiciens et des comédiens excellents dans un lieu prestigieux. L’ambiance chaleureuse, saine ‚agréable à souhait.
L’ingratitude de Monsieur Duval est inopportune et inacceptable .
J’adresse à Anne-Lise , à Pierre et à toute leur équipe une immense reconnaissance. Ils m’ont fait découvrir Marcel Proust et Cabourg.

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