Entretien avec Anne-Laure Sol

Published by Nicolas Ragonneau on

Très attendue, l’exposition « Marcel Proust, un roman parisien » ouvre ses portes au musée Carnavalet et s’y déroule jusqu’au 10 avril. Cet événement, qui tient toutes ses promesses et qui permet de découvrir notamment des documents rares et inédits, lance idéalement l’année du centenaire de la mort de l’écrivain. La commissaire d’exposition et conservatrice du patrimoine Anne-Laure Sol revient sur la réalisation et les enjeux de l’exposition.

Quelle a été votre expérience de lectrice d’À la recherche du temps perdu ?
Ma première rencontre avec Proust remonte à mes années d’étudiante en histoire de l’art, je me souviens de mon émotion face à la découverte d’un texte immense, dans tous les sens du terme. C’est dans le cadre de la préparation de cette exposition que j’ai relu la Recherche scrupuleusement, en cherchant à analyser les liens entre le roman et la ville de Paris. Et malgré l’attention portée à ce thème en particulier, et à cette forme de lecture « orientée », j’ai retrouvé un émerveillement intact.

Proust a‑t-il jamais visité Carnavalet ?
Non, il n’existe pas de témoignage à ce sujet. En revanche Proust était lié à Jean-Louis Vaudoyer, qui fut conservateur du musée Carnavalet de 1934 à 1941 et avec qui il visita en mai 1921 l’exposition du Jeu de Paume consacrée aux peintres hollandais.
Sans visiter le musée ouvert en 1880 et consacré à l’histoire de Paris, Proust s’intéressa aux historiens de la capitale et préleva chez eux une documentation qu’on retrouve dans la bouche de Charlus ou de Brichot.
Parmi ceux-ci, Félix marquis de Rochegude, l’auteur de Promenades dans toutes les rues de Paris, par arrondissements. Origine des rues, maisons historiques ou curieuses, anciens et nouveaux hôtels, enseignes, mais aussi Théodore Gosselin qui fait paraître à partir de 1900 une série intitulée Paris révolutionnaire, Vieilles maisons, vieux papiers et dont Proust lit les chroniques historiques régulièrement publiées dans Le Temps et Le Figaro.
Il connaît également les ouvrages de Georges Cain (qui fut lui aussi conservateur de Carnavalet de 1897 à 1919) : Croquis du vieux Paris et Anciens théâtres de Paris : le boulevard du temple, les théâtres du boulevard. Enfin, on sait qu’il lit dans le Journal des Débats les articles d’André Hallays (1859−1930), « En flânant autour de Paris ».

Le musée Carnavalet a rouvert ses portes le 29 mai 2021, après quatre ans et demi de travaux. Quel premier bilan peut-on faire après six mois de fréquentation ?
On mesure à quel point celui-ci a manqué au public qui est au rendez-vous puisque nous avons accueilli plus de 550 000 visiteurs depuis notre réouverture en juin. La redécouverte d’un parcours dont la chronologie est désormais complète, de la préhistoire à nos jours, à partir d’un superbe ensemble œuvres d’art, de décors et d’objets qui ont tous été restaurés ainsi que la variété des dispositifs de médiation, en particulier à destination des familles et des enfants contribue énormément à ce succès. Le choix des expositions temporaires, la première exposition consacrée à Henri Cartier-Bresson a rencontré un engouement important, également.

La scénographie de la chambre de Marcel Proust a été revue entièrement. Quelles sont les nouveautés ?
La scénographie de la chambre est le résultat d’un travail mené conjointement par Valérie Guillaume, directrice du musée Carnavalet, l’équipe de conservation du musée Carnavalet et la Société des Amis de Marcel Proust, en particulier pour ce qui concerne la couleur des rideaux et du couvre-lit, dont la réalisation a été rendue possible grâce au don d’un fragment de couvre-lit par Françoise Heilbrun, à partir duquel la maison Pierre Frey a retrouvé la teinte originelle. L’enjeu qui a été relevé par Nathalie Crinière, en charge de la scénographie du parcours permanent, consistait à évoquer plutôt qu’à restituer. Il ne s’agissait pas de reconstituer une chambre proustienne, boulevard Haussmann ou rue Hamelin mais de suggérer un univers de création, et là encore l’important dispositif de médiation (projection de photographies, d’extraits de textes, lecture des passages et extraits musicaux) est propice à cette immersion.

La pelisse a été exposée dès la réouverture du musée. Quelles sont les conditions et les exigences de conservation d’une telle pièce ?
La restauration de la pelisse, qui fait partie de la donation de Jacques Guérin, a fait l’objet d’une campagne minutieuse. L’enjeu n’était pas la remise en forme de cette pièce mais la stabilisation de son état, fort endommagé, tant au niveau de l’étoffe que de celui du col en loutre. Il n’a été procédé à aucun changement mais à des consolidations. La pelisse est aujourd’hui exposée au public, avec un mannequinage adapté et dans un clair obscur qui correspond aux 50 lux nécessaires à la conservation des textiles. Tout l’enjeu est de concilier mise en valeur et conservation.

Pouvez-vous résumer les principales étapes du montage d’une telle exposition ?
Je ne sais pas si le calendrier de cette exposition est tout à fait canonique car nous avons été très bousculés par les confinements et autres contraintes liés à la crise sanitaire. Disons qu’une fois le choix du thème établi, les membres du comité scientifique ont été sollicités et un important travail de lecture et de recherche a commencé afin de définir les problématiques qui structurent le parcours de l’exposition. Parallèlement s’effectue le travail de localisation des œuvres. Tout d’abord au sein des collections permanentes du musée Carnavalet, et mes collègues responsables de collections m’ont beaucoup aidé à choisir les œuvres les plus pertinentes, mais également dans les collections publiques et privées françaises et étrangères. En même temps s’élabore le sommaire du catalogue, la sélection de l’iconographie, les échanges avec les auteurs. Enfin, une dimension importante est bien sur le travail avec le service des publics du musée pour tout ce qui relève de l’écriture des textes et de la conception des dispositifs de médiation présents dans l’exposition et ainsi que de la programmation culturelle. La coordination de ces différentes étapes est assurée par les différents services et directions de Paris Musées, ainsi que par les équipes en interne.

Les musées ont souvent célébré Illiers-Combray, Cabourg ou Venise, mais Paris semble avoir été un peu oublié. A ma connaissance, il n’y a jamais eu d’exposition thématique autour de Proust et Paris. Est-ce que l’exposition a été pensée pour combler cette sorte d’injustice ?
Il nous a semblé qu’il y avait une évidence à traiter ce sujet au musée d’histoire de Paris, qui conserve le mobilier de la chambre de Proust et de nombreux objets lui ayant appartenu grâce aux dons de Jacques Guérin en 1973, d’Odile Gévaudan, fille unique de Céleste Albaret, en 1989 et de Françoise Heilbrun en 2021. Nous voulions commémorer le 150e anniversaire de la naissance de l’écrivain, et nous inscrire dans l’année de célébration proustienne que sera également 2022, à l’occasion du 100e anniversaire de sa mort.
L’enjeu de cette exposition est de montrer dans un premier temps combien Paris a participé à la formation de l’écrivain, à travers l’ascension de sa famille, ses réseaux de sociabilité, son rapport intime à la ville. En effet, la capitale est le cadre quasi exclusif de l’existence de l’écrivain, né et mort à Paris, et issu de la bourgeoisie parisienne par sa mère, Jeanne Weil. Hors l’importance de villégiatures normandes et de voyages à Venise, en Hollande et sous une forme plus inaboutie en Angleterre, les 51 ans de l’existence de Marcel Proust se déroulent à l’intérieur d’un espace fort restreint et limité à la rive droite de la Seine.
Dans un second temps, nous avons souhaité réévaluer le rôle de la capitale dans l’économie du roman. Paris constituant, dans son opposition à la province, un véritable épicentre géographique, culturel et mental, un lieu par excellence pour chacune des parties du récit.
Au même moment, dans l’espace de la chambre de Marcel Proust au sein du parcours permanent, nous montrons une exposition-dossier intitulé « Anna de Noailles. L’Ombre des Jours ». À travers une sélection d’œuvres (manuscrits, photographies, éditions originales) réunis grâce à l’aide de la famille maternelle d’Anna de Noailles, nous avons voulu revenir sur la carrière de cette grande poétesse, amie de Proust, dont le musée conserve également la chambre, offerte par son fils unique, Anne-Jules de Noailles.

L’exposition se nomme « Marcel Proust, un roman parisien ». Comment comprendre ce titre ?
Ce titre provient d’une citation de Proust, extraite d’une lettre célèbre à Louis d’Albuféra en 1908, alors qu’il examine les directions possibles pour son livre à venir :

 « J’ai en train :
une étude sur la noblesse
un roman parisien
un essai sur Sainte-Beuve et Flaubert
un essai sur les Femmes
un essai sur la Pédérastie (pas facile à publier)
une étude sur les vitraux
une étude sur les pierres tombales
une étude sur le roman. »

Si sous sa forme définitive, À la Recherche du temps perdu, agrège toutes ses intentions, le roman se révèle effectivement intrinsèquement parisien, inscrit en cela dans la tradition romanesque française du XIXe siècle, mais dont les rapports flottants à la topographie l’émancipent. Dans le roman, Paris est cité plus de 500 fois (moins que Balbec mais il s’agit toutefois du seul lieu réel, avec Venise, où vit le narrateur, d’où il s’éloigne parfois mais où il revient toujours). Du côté de chez Swann se déroule à Combray puis à Paris. À l’ombre des jeunes filles en fleurs y débute. Le côté de Guermantes est presque exclusivement centré sur la vie parisienne. Et si Paris et Balbec forment le cadre de Sodome et Gomorrhe, l’action de La Prisonnière est quasiment réduite à l’appartement parisien du héros, comme Albertine disparue (parfois intitulé La Fugitive) qui s’achève sur un séjour à Venise. Le cycle romanesque se conduit à Paris dans Le Temps retrouvé, où le héros, doté désormais de sa propre vision du monde et de la littérature, peut devenir le narrateur de son histoire.
À ce titre la Recherche est donc bien un roman parisien, et c’est une dimension que nous avons cherché à explorer.

Quelles sont les pièges, les difficultés, les passages obligés quand on conçoit une telle exposition ?
La difficulté majeure me semble-t-il est précisément l’absence de réell ancrage topographique dans le texte. Hors quelques mentions de lieux, de rues, le Paris de Proust est un monde flottant, dont la réalité est davantage sociologique. Si les descriptions précises sont absentes, l’effet du temps qui passe, les transformations de la ville sont perceptibles et c’est à ces notations que nous nous sommes attaché pour proposer ce voyage dans Paris qui se transforme entre la fin du Second Empire et les années qui suivent la Première Guerre mondiale. C’est pour cela que plutôt que de nous contraindre à une impossible fidélité, ce qui aurait été une impasse et un contresens, nous avons choisi de montrer des œuvres qui rendent compte des impressions et des sensations éprouvées par le narrateur dans différents endroits de la ville, en privilégiant les artistes connus et aimés de Proust, parmi lesquels Monet, Whistler, Blanche…

Comment renouveler l’approche de Proust et de la Recherche quand on connaît les nombreuses expositions monographiques du passé, et l’incroyable abondance de la bibliographie ? Verra-t-on des pièces inédites ou peu connues ?
La bibliographie proustienne est en effet un véritable continent, et cela comporte une dimension très intimidante, mais nous avions la chance de pouvoir limiter notre approche aux liens avec la ville. Un ouvrage a été particulièrement éclairant pour notre travail, c’est celui de Shinichi Saiki, Paris dans le roman de Proust, publié aux éditions SEDES en 1996 et je ne remercierai jamais assez Stéphane Heuet et Stanislas Brezet de me l’avoir indiqué et prêté, alors en plein confinement. Le fait de resserrer le sujet autour de la thématique parisienne a permis de mobiliser une iconographie différente de celles que d’autres expositions avaient réunies. Les institutions publiques ont été extrêmement généreuses et, grâce au réseau des collectionneurs, nous pouvons présenter des documents peu ou jamais montrés comme un des 5 exemplaires sur japon de Du côté de chez Swann dédicacé par Proust à Louis Brun, ou un ensemble de photographies ayant appartenu à l’écrivain et montrant les membres de sa famille dans leur intimité.

En dehors des équipes du musée, vous avez travaillé avec un comité scientifique, mais aussi avec la SAMP et des collectionneurs privés. Je sais aussi que vous avez consacré beaucoup d’énergie à échanger avec la communauté des proustiens amateurs. Que vous a permis cette méthode hybride et peu conventionnelle ?
Nous avons eu la grande chance d’être accompagnés dans l’élaboration de ce projet par un comité scientifique très impliqué : Jérôme Bastianelli, président de la société des Amis de Marcel Proust, Luc Fraisse, professeur à l’université de Strasbourg et membre de l’Institut universitaire de France, Jean-Marc Quaranta, maître de conférences (CIELAM –InCIAM, université d’Aix-Marseille), Jean-Yves Tadié, professeur émérite (université Paris-Sorbonne), Alice Thomine-Berrada, conservatrice en charge des peintures, sculpture et des objets (École Nationale Supérieure des Beaux-Arts). Les membres de ce comité et la Société des Amis de Marcel Proust ont été des guides très bienveillants et ont beaucoup facilité les relations avec le monde de la recherche et celui des galeries et des collectionneurs. Nous avons découvert un univers extrêmement vivant, des gens passionnés et disposés à partager leur enthousiasme avec générosité. L’actualité de la recherche proustienne est foisonnante et agrège des profils très variés, j’espère que nous sommes parvenus à rendre compte de ce dynamisme, en particulier dans le sommaire du catalogue qui réunit 23 auteurs venus d’horizons très différents.

L’articulation est complexe quand on doit passer de la vie à l’œuvre dans une telle exposition. Quel parcours avez-vous bâti ?
Au risque d’avoir privilégié une approche qui évoquerait justement ce que Proust reprochait à Sainte-Beuve, nous avons fait le choix d’un parcours qui débute par une partie biographique, organisée selon les différents domiciles parisiens de Proust et de sa famille. Ceci afin de rendre compte des différentes facettes du Paris vécu de Proust, et jusqu’à une section consacrée à la rue Hamelin, qui revient sur les étapes de l’élaboration et de la publication du roman. Cette section pour reprendre la belle formule de Jean-Yves Tadié matérialise le moment où « la vie devient le roman et le roman toute la vie ». Elle permet le passage vers la seconde partie de l’exposition, consacrée au Paris fictionnel, où chacun des lieux fréquentés par le narrateur à différents moments du récit joue un rôle dans l’économie générale du roman et bien sur dans l’appréhension du passage du temps et des transformations que cela implique.

À quels publics s’adresse l’exposition et quelles sont les animations prévues ?
Nous avons souhaité que l’exposition s’adresse à un public le plus large possible : les amateurs de Proust, confirmés ou néophytes bien sûr mais aussi les curieux de l’histoire de Paris. Il nous a semblé essentiel que des visiteurs ayant une connaissance un peu vague du roman, pour lesquels Proust n’est qu’un nom, puissent éprouver de l’intérêt et du plaisir en visitant cette exposition. C’est pour cela que nous avons choisi de multiplier les supports : peintures, sculptures, œuvres graphiques, photographies, maquettes d’architecture, accessoires et vêtements et de nombreux documents (sources d’archives institutionnelles ou privées, manuscrits, articles et illustrations de presse, ouvrages, films, extraits musicaux), précisément pour multiplier les points d’entrée vers l’œuvre.
L’exposition s’accompagne d’une importante programmation culturelle, là encore la plus ouverte possible, à destination des visiteurs individuels, mais aussi des familles, des scolaires, des publics du champ social ou en situation de handicap. Des ateliers autour de thèmes comme le souvenir, ou l’écriture de soi vont être proposés, mais également des promenades dans le Paris de Proust. Il y aura également des visites-ateliers tactiles de l’exposition grâce au mécénat de compétences de Mikli diffusion France, à destination du public déficient visuel.
Nous ferons aussi des propositions plus événementielles, dans le cadre de la Nuit de la lecture, le 22 janvier, avec un spectacle de Véronique Aubouy, et une Lecture en musique autour de Anna de Noailles. 
Une programmation musicale régulière sera assurée par l’Orchestre de chambre de Paris, avec deux concerts par mois. En février, à l’occasion d’une nocturne de l’exposition, Marie Darrieussecq livrera un texte inédit. Au mois de mars, pendant la semaine de la langue française, nous accueillerons le projet « balade poétique » organisé par le réseau Bibliocité ainsi qu’une soirée où Marianne Denicourt jouera le spectacle Monsieur Proust de Céleste Albaret qu’elle a conçu. Enfin, un cycle de conférences sera proposé, réunissant plusieurs spécialistes de Proust et d’Anna de Noailles et approfondissant plusieurs aspects abordés dans l’exposition et dans le catalogue.

Une question personnelle pour finir. Quel peintre ou quel photographe est selon vous le plus proche du Paris proustien (celui de l’homme et celui de l’œuvre) ?
C’est une question difficile, et même un peu dangereuse ! chaque lecteur a sa propre traduction visuelle de l’univers proustien et celles-ci s’opposent parfois. Pour ma part, j’éprouve une émotion particulière devant les photographies de Brassaï. Tout d’abord parce que je sais l’importance de Proust dans son amour de la culture française, et son immense intelligence des relations entre écriture proustienne et photographie. Mais surtout parce que devant ces photographies de Paris, postérieures à la mort de l’écrivain, j’ai justement l’impression de partager une forme de permanence du regard et de la sensation que l’écrivain et le photographe expriment chacun selon leurs médiums.



Categories: Entretiens

4 Comments

Agathe · 16 décembre 2021 at 15 h 49 min

Merci pour cet article : questions et réponses. On saisit les enjeux, les difficultés, les écueils à éviter lors d’un montage d’exposition ! J’irai visiter ce lieu avec « les coulisses  » en tête !

Arnaud · 17 décembre 2021 at 12 h 45 min

Quelle belle exposition. Beaucoup d’émotions devant les objets réunis, les manuscrits, des chaussures de la comtesse Greffhule au manteau devant lequel je suis resté de longues minutes. Merci pour ce magnifique travail (le fléchage du musée est toujours aussi fantaisiste).

Jean-Christophe Antoine · 18 décembre 2021 at 11 h 23 min

Merci pour ce très intéressant entretien qui dans mon cas complète la visite de cette exposition, qui fera date.
J’ai relevé une petite erreur factuelle dans un des cartels, celui qui présente le film de mariage Greffulhe/Gramont à la Madeleine en 1904, et qui – c’est le plus important – rétablit le consensus quant à la non-présence de Proust animé. Il y est écrit « A la découverte de ce film en 2017, on a cru pouvoir identifier l’écrivain sur les marches de l’église mais cette hypothèse semble aujourd’hui peu vraisemblable ».
De fait un article du journal Libération (Un mariage du côté de chez Proust, 11 août 2003) avait depuis longtemps décrit la quête de l’idole : « Des proustiens transis font le trajet de Bois‑d’Arcy [où se trouvent les originaux des films du legs Gramont, dont celui de la Madeleine] rien que dans l’espoir de reconnaître le romancier sur ces images tremblantes. »
Notre site préféré développe le sujet du buzz de 2017 : https://proustonomics.com/la-madeleine-sans-proust/ .

Pellegrini · 25 décembre 2021 at 12 h 30 min

Un entretien très intéressant qui prépare ma visite du 24 mars. Merci beaucoup !

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