Entretien avec Elyane Dezon-Jones & Emily Eells

Published by Nicolas Ragonneau on

Emily Eells et Elyane Dezon-Jones publient Illustrer Proust : l’art du repeint (Sorbonne Université Presses), un beau-livre sur les illustrateurs de Proust et les éditions illustrées de ses livres, avec une préface de Jean-Yves Tadié et une postface de Jérôme Bastianelli.

Parmi les nombreux livres récents consacrés à Proust, l’ouvrage d’Eylane Dezon-Jones et d’Emily Eells se distingue non seulement par son format carré très agréable, mais aussi par sa grande utilité puisque rien ou presque n’avait été publié sur ce sujet. Pour le dire autrement, on apprendra énormément à cette lecture qui apporte une pierre essentielle à l’histoire éditoriale d’À la recherche du temps perdu, mais aussi à celle des Plaisirs et les Jours. Et qui n’oublie pas, au passage, de rendre hommage à Sempé.

La question rituelle pour commencer : comment avez-vous découvert À la recherche du temps perdu ?
Elyane : Ma découverte de la Recherche fut le fruit d’une absence et d’un interdit. En classe de quatrième une grippe m’empêcha d’assister au cours de français traditionnel sur la madeleine. En hypokhâgne, je dus répondre à un questionnaire nous demandant d’identifier les noms de personnages dans une liste de 20 romans. Je les reconnus tous, sauf un : celui d’Odette de Crécy, car mon père pensait que Proust n’était pas « une lecture pour les jeunes filles » et avait niché les tomes d’une vieille édition dans la collection blanche tout en haut de sa bibliothèque. Mais mon professeur ayant écrit sur ma copie « Lire d’urgence À la recherche du temps perdu », j’eus la permission de m’exécuter le soir même – et n’ai cessé depuis. Je me souviens de m’être impatientée de ne pas trouver tout de suite « Odette de Crécy » dans le texte, ne comprenant que quelque deux cents pages plus loin que la « femme de Swann », « la dame en rose », « la dame en blanc », c’était elle ! La mention de sa ressemblance avec la Zéphora de Botticelli dans « Un amour de Swann » m’amena à en chercher frénétiquement et en vain une reproduction dans les livres d’art qui se trouvaient à la maison, alors qu’aujourd’hui, il suffit d’un clic pour qu’elle apparaisse sur l’écran d’un ordinateur. C’est ainsi que commença mon amour pour l’œuvre de Proust, dont on m’avait presque persuadée qu’elle n’était pas mon genre.

Emily : J’ai découvert Proust lorsque je préparais ma licence à l’université de Cambridge. Comme ma directrice d’études – Alison Finch – avait consacré sa thèse aux ajouts manuscrits portés sur les dactylographies de la Recherche, elle n’a pas manqué de mettre Du côté de chez Swann au programme. La première lecture était difficile, un véritable défi pour l’anglophone que je suis. Auquel j’ai voulu faire face, convaincue que mes efforts seraient récompensés. Depuis, chaque fois que j’ouvre un volume de la Recherche, j’y découvre de nouvelles choses, Proust ne cesse de m’étonner, de me parler ; la lecture est devenue un réel plaisir qui va croissant.

Ce livre n’est pas votre premier travail en commun. Dans quelles circonstances est né votre duo, et sur quelles affinités s’est-il bâti ?
Nous nous sommes rencontrées dans les années 80, au moment où le texte de Proust tombant dans le domaine public, de nouvelles éditions étaient en préparation. Jean Milly constitua une équipe pour publier l’ensemble d’À la recherche du temps perdu aux éditions Garnier-Flammarion, avec un établissement du texte revu et corrigé, des notes mises à jour et des couvertures originales. Nous avons été chargées, Elyane du Côté de Guermantes et Emily de Sodome et Gomorrhe. Suivant le même protocole, rencontrant les mêmes difficultés, nous nous sommes consultés fréquemment les uns avec les autres – Bernard Brun, Danièle Gasiglia Laster, – mais une connivence particulière s’est tout de suite établie entre nous. Ce qui fut confirmé et devint une évidence lorsque nous sommes allées ensemble voir l’exposition Vuillard au Grand Palais en 2004. Ses tableaux nous évoquaient les mêmes passages de Proust, que nous nous récitions… C’est donc dans un musée qu’a germée chez Emily l’idée d’un ouvrage sur Proust et ses illustrateurs. Mais, occupées, l’une par l’édition de la correspondance de Yourcenar, l’autre par l’organisation de colloques et la publication de nombreux articles, le projet fut repoussé jusqu’à la découverte, chacune de son côté, des illustrations de Pierre Laprade et de Jean-Émile Laboureur. Avec générosité, le neveu d’Emmanuel Boudot-Lamotte qui était l’un des assistants de Gaston Gallimard, a montré à Elyane sa collection privée comprenant des esquisses préparatoires de Laprade pour Un amour de Swann. À peu près au même moment, Emily apprenait, en lisant l’ouvrage de Xavier Giudicelli sur les Portraits de Dorian Gray, paru dans la même collection que la nôtre aux SUPS, que Laboureur avait illustré non seulement Oscar Wilde, mais aussi Marcel Proust. On peut dire que Laprade et Laboureur ont donné le la au projet. Ou plutôt, que leur travail nous a incité à reprendre et développer la conférence sur « l’attrait mystérieux des couvertures » de Proust que nous avions faite dans le cadre d’un colloque organisé par Mireille Naturel à l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 en 2012. De l’illustration des couvertures, il n’y avait qu’un saut à faire jusques aux pages intérieures de la Recherche, et c’est ainsi que naquirent les premières ébauches d’Illustrer Proust : l’art du repeint.

Nous sommes parties d’une phrase de Proust dans Le Côté de Guermantes, concernant « les repeints successifs » des noms, pour rendre compte de la manière dont la mémoire intervient pour modifier la première impression que l’on a eue d’une personne.

Justement, d’où vient ce titre ?
Nous sommes parties d’une phrase de Proust dans Le Côté de Guermantes, concernant « les repeints successifs » des noms, pour rendre compte de la manière dont la mémoire intervient pour modifier la première impression que l’on a eue d’une personne. Nous la citons au tout début de notre livre pour que notre démarche soit claire. Il s’agissait pour nous d’exposer et de décoder les différentes strates d’images superposées, entre les premières illustrations du texte proustien et les plus récentes. La surprise ne vint pas du passage graduel du figuratif à l’abstrait mais du rôle essentiel que jouèrent les deux premières illustratrices peu connues de la Recherche : Hermine David, qui procura à partir de 1929 et jusqu’en 1936 dix-huit frontispices à l’œuvre de Proust telle qu’elle se présentait alors  – c’est-à-dire sans Jean Santeuil, et sans le Contre Sainte-Beuve édité par  Bernard de Fallois, – et Barbara  Zazouline, qui fut en concurrence avec Pierre Laprade pour illustrer Un amour de Swann en 1930. La mise en image des scènes que ces deux artistes avaient choisi d’illustrer fut systématiquement reprise par les illustrateurs qui leur succédèrent : Jean-Émile Laboureur et Jacques Boullaire pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs, Kees van Dongen,  Philippe Jullian, Emilio Grau-Sala et Jacques Pecnard pour toute la Recherche. Grâce à elles, le fragment de texte sur lequel les illustrations se sont bâties demeure stable alors que les techniques diffèrent : le repeint du même motif offre des variations permettant de saisir l’évolution des  attentes du lectorat de Proust à travers le temps et aboutit, comme le souhaite Yan Nascimbene, à offrir « un petit plaisir supplémentaire au lecteur ».

Pouvez-vous évoquer le choix de la couverture et cette peinture de Madeleine Lemaire à l’œuvre, peu connue de l’iconographie proustienne ?
Nous avons choisi pour notre couverture un tableau de Félix Bertrand, découvert lors de l’exposition Proust : un roman parisien au musée Carnavalet l’an dernier, car il représente Madeleine Lemaire en train de peindre. Elle fut la première illustratrice de Proust, qui fréquenta son salon-atelier, rue Monceau, à Paris. Nous voulions ainsi  mettre en avant une pionnière, en suggérant que notre corpus iconographique comporte de nombreuses oeuvres peu connues mais méritant de l’être. 

Votre livre permet de mettre au jour des artistes peu connus, dont des femmes très intéressantes qui méritent de sortir des oubliettes.
Si les noms de Kees van Dongen et de Philipe Jullian sont immédiatement reconnaissables par le grand public, (peut-être un peu moins, ceux de Grau-Sala et Jacques Pecnard) ceux des illustratrices de l’œuvre de Proust sont restés dans l’ombre. Ni Hermine David et encore moins Barbara Zazouline n’étaient jusque-là prises en compte alors qu’elles sont historiquement les premières à avoir relevé le défi, des pionnières. C’est pour cette raison que nous avons suivi les pistes qui furent les leurs, maintes fois reprises par la suite pour illustrer la Recherche. Notons qu’il n’y a aucune tentative de caricature chez elles puisque c’est un art qui était aux mains des hommes exclusivement jusqu’à très récemment.
Elles ont eu un certain courage pour s’attaquer à une œuvre finalement écrite par un homme pour les hommes. Tout se passe entre hommes en effet dans le texte, dont la voix narrative est masculine, et le récit rapporté d’Un amour de Swann également. Sauf dans les dialogues, le masculin domine non seulement le « je » mais les autres personnes grammaticales, le « il », le « nous » et le « vous » avec l’accord des participes passés. Citons comme exemple ce passage du Côté de Guermantes :

« Certes, il est plus raisonnable de sacrifier sa vie aux femmes qu’aux timbres-poste, aux vieilles tabatières, même aux tableaux et aux statues. Seulement, l’exemple des autres collections devrait nous avertir de changer, de n’avoir pas une seule femme, mais beaucoup. […] Vivez tout à fait avec la femme, et vous ne verrez plus rien de ce qui vous l’a fait aimer ; certes les deux éléments désunis, la jalousie peut à nouveau les rejoindre. […] Mais j’anticipe les années. Et je dois seulement ici regretter de n’être pas resté assez sage pour avoir eu simplement ma collection de femmes comme on en a de lorgnettes anciennes, jamais assez nombreuses derrière la vitrine où toujours une place vide attend une lorgnette nouvelle et plus rare. »

On peut avoir l’impression, dans un passage de ce type, que la fonction de la femme est celle d’un complément d’objet, et la place de la lectrice celle d’une intruse dans un texte qui ne lui est littéralement pas adressé. Les illustratrices séduites par “les anneaux nécessaires d’un beau style” ont passé outre cette difficulté et reconnu l’universalité d’un Proust pour tous et pour toutes en faisant de son art le sujet du leur. Par exemple, la comparaison entre le frontispice d’ Hermine David et l’aquarelle de Kees Van Dongen illustrant la scène où le Narrateur et Cottard, au centre, regardent “la danse contre seins” au casino d’Incarville, est révélatrice d’un détournement du regard masculin relégué en bas à gauche par l’illustratrice, au profit d’une représentation sans filtre de la jouissance gomorrhéenne au premier plan.

Hermine David, La Prisonnière, t.1 (1931), frontispice.

Ajoutons qu’ Hermine David prendra le risque de représenter fidèlement le rêve de Swann dans son édition illustrée d’Un amour de Swann publiée en 1951 – alors que nul illustrateur par la suite n’osera une quelconque illustration de l’inconscient d’un personnage.

Un « Amour de Swann » a toujours eu un statut à part ; est-ce vrai aussi des versions illustrées ?
Un Amour de Swann a fait l’objet de plusieurs éditions illustrées, au fil du temps, par Pierre Laprade dès 1930 jusques à Pierre Alechinsky récemment. L’évolution notable des styles, parallèle à celle des mouvements artistiques du XXe siècle et correspondant aux attentes du lectorat, n’étonnera personne mais la diversité des approches mérite qu on s’attache à la question de l’illustration du fragment. Outre les raisons commerciales évidentes, la réinterprétation par l’image de cette partie de la Recherche a amené André Brasilier en 1987 à y appliquer, dans une série de dix aquarelles, son style “transfiguratif, et Jean-Louis Morelle, dix ans plus tard, à inventer “un opéra graphique unique, fait de couleurs roses et nacrées”. N’oublions pas de mentionner les deux tours de force que sont les illustrations de Du côté de chez Swann par Yan Nascimbene, paru en 2013, et son adaptation en bande dessinée par Stéphane Heuet. Comme le texte de Proust s’est prêté à toutes les analyses théoriques, qui se sont succédé et continuent de fleurir depuis sa publication, son illustration est un champ ouvert à tous les possibles.

Le goût pour les livres illustrés qui marque le XIXe siècle décroît sensiblement au XXe et les éditeurs ne se risquent pas à publier des ouvrages qui coûtent cher à fabriquer et rapportent peu. C’est parce que Gallimard décide, après la Seconde Guerre mondiale, de lancer une série d’in-quarto illustrés par des artistes contemporains, sous couverture cartonnée, de textes classiques que la Recherche sera illustrée par van Dongen. 

Les éditions illustrées de la Recherche ont fait l’objet de peu d’études avant votre livre. Comment expliquer ce désintérêt ?
Tout d’abord, selon certains critiques comme Florence Godeau et  Charlotte Vrielinck, par exemple, il est impossible d’illustrer Proust pour de multiples raisons, dont la première est un style unique, difficile à transposer en images. D’autre part, il est exact que le corpus touchant à la question de l’illustration de l’œuvre de Proust est réduit et, enfin, il faut bien l’admettre, il n’ y a pas eu de « grand peintre » (à l’exception peut-être de Kees van Dongen) qui ait eu envie d’entreprendre l’aventure – bien que Vuillard ait été pressenti. Une étude du rapport texte/image appliquée à la Recherche illustrée en entier quatre fois seulement a pu sembler longtemps inutile, le sujet trop mince, même si les éditions illustrées d’Un amour de Swann sont beaucoup plus nombreuses parce que commercialement plus rentables. Nous rappelant que le premier ouvrage publié de Proust, Les Plaisirs et les jours, en 1896, était un livre illustré (par Madeleine Lemaire) et comment Proust réutilisa dans son texte les illustrations qu’il avait découvertes dans les œuvres de John Ruskin, nous avons pensé qu’ il était temps d’explorer une piste négligée mais prometteuse.

Laurent de Commines, Le Sablier de Charlus, 2014, Collection particulière.

Le goût pour les livres illustrés qui marque le XIXe siècle décroît sensiblement au XXe et les éditeurs ne se risquent pas à publier des ouvrages qui coûtent cher à fabriquer et rapportent peu. C’est parce que Gallimard décide, après la Seconde Guerre mondiale, de lancer une série d’in-quarto illustrés par des artistes contemporains, sous couverture cartonnée, de textes classiques que la Recherche sera illustrée par van Dongen. Le tirage de ce genre d’ouvrages, réservé à un public de connaisseurs qui entend spéculer sur sa valeur à venir dépasse rarement les 10 000 exemplaires. Nous sommes loin de l’idée d’un format « Proust pour tous » qui fera, parallèlement, la fortune des livres de poche, dont seule la couverture est illustrée – ce qui sera l’ objet d’un de nos gros plans.

Vous avez souhaité regarder certains éléments visuels et textuels de plus près, en parallèle à votre argumentaire. Vous avez donné à ces marginalia le nom de « focus », que vous nous invitez à considérer avec le sens latin de « foyer ».
Nous avons intercalé des gros plans entre les six chapitres de notre livre pour souligner de manière ciblée un point de détail dans le sens que lui donne Daniel Arasse dans Le Détail : pour une histoire rapprochée de la peinture. Nous nous sommes demandé quelle était la familiarité de Proust enfant avec les livres illustrés de son époque. Nous avons exploré les rôle illustratif des pièces musicales de Reynaldo Hahn incluses dans Les Plaisirs et les Jours et les rapports de Proust avec Maxime Dethomas, illustrateur ami qui a procuré deux dessins pour « À Venise », extrait d’Albertine disparue publié dans Les Feuillets d’ art en 1919. Nous n’avons pas évité la question de la représentation du Narrateur, être de fuite par excellence, et nous sommes amusées à relever les nombreuses présences canines dans les illustrations, qui se font l’écho de leur apparition discrète mais présente sous forme métaphorique dans la Recherche. Les paradoxes de l’escalier ont retenu notre attention, de même que l’évolution dans le temps des couvertures des différents volumes d’À la recherche du temps perdu.

2022 a vu la parution de plus de cent livres de Proust et sur Proust. Comment le vôtre se distingue-t-il au milieu des autres parutions ? En quoi est-il différent ?
En même temps que notre ouvrage a paru celui de Jan Baetens portant le même titre Illustrer Proust, mais dont le sous-titre « Histoire d’un défi » le définit comme un historique des éditions illustrées. Nous avions pour but de mettre en avant les paradoxes de la mise en image du texte, dont la question est posée dès la préface de Jean-Yves Tadié. Nous prenons en compte les nouvelles formes d’illustration, parfois insolites comme les chaises d’Anthony Guerrée qui représentent les différents personnages du roman, ou le grand tableau blanc de Raphaël Denis – en fait le scan de toutes les pages de la Recherche – que l’on peut voir dans le foyer de l’hôtel Le Swann à Paris. Nous faisons découvrir non seulement les toutes premières tentatives d’illustration des œuvres de Proust, mais aussi un grand dessin inédit de Sempé et un autre de Laurent de Commines. Originale, la postface de Jérôme Bastianelli, composée comme un coda, analyse les adaptations musicales de la Recherche. Notre ambition était de nous rapprocher le plus possible de la remarque si juste de Proust : « l’un des grands et merveilleux caractères des beaux livres, c’est que pour l’auteur ils pourraient s’appeler ‘Conclusions’ et pour le lecteur ‘Incitations’ ».

Pour finir, une question à l’attention d’Elyane : « Les éditions Créaphis ont réédité il y a un an le magnifique livre de photographies de François-Xavier Bouchart, Marcel Proust, la figure des pays. Ce livre n’a pas pris une ride. Qu’est-ce qui fait la force des ces images, dont l’auteur était un de vos proches amis ?« 
François-Xavier Bouchart était un artiste d’une infinie patience, qui pouvait attendre pendant des heures et des heures le moment idéal pour saisir tel effet de lumière sur un jardin de province, la façade d’un palais vénitien ou d’ une église, ou encore la cour d’ un immeuble à Paris. Comme Proust avait « réglé son métronome intérieur » au rythme de Renan pour le pasticher, le photographe avait réglé son regard intérieur sur la figure des pays proustiens évoquée dans la Recherche. Ce ne sont pas seulement des lieux qu’il a fixés mais le passage du temps sur eux, en les reliant magiquement dans notre mémoire aux phrases de Proust, par l’image. La réédition de son beau livre montre que ses photographies ont gardé leur fraicheur première et nous accompagne toujours avec grâce dans une lecture du texte illuminé par « le rayon spécial » d’un artiste trop tôt disparu.

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3 Comments

Alix de Saint-André · 7 décembre 2022 at 14 h 36 min

Bravo, chère Elyane,
Ravie que cet article me donne l’occasion d’avoir de tes nouvelles, et de trouver un beau livre à lire et à offrir .
Te voici revenue à des publications sérieuses…
Je t’embrasse affectueusement.
Alix

    Nicolas Ragonneau · 7 décembre 2022 at 14 h 54 min

    Alix, j’ai transmis à Elyane. Je suis sûr qu’elle vous embrasse aussi.

Jean-Christophe Antoine · 10 décembre 2022 at 11 h 06 min

Encore de la belle ouvrage, cet entretien, merci !
Juste une interrogation : « œuvre finalement écrite par un homme pour les hommes » ? ça se voit à quoi une oeuvre pour un lectorat féminin, ou masculin ?

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