Quand Proustonomics inspire un problème de maths

Publié par Nicolas Ragonneau le

Tableau avec problème de maths proustien

Mon article intitulé « Distance et durée de la Recherche » qui, soit dit en passant, est l’article le plus lu de tout le site Proustonomics, a inspiré un professeur qui en a tiré un problème de mathématiques.

Dang Liem Do, ingénieur de formation et professeur de mathématiques dans les Landes, a créé MathsAMOI.com, un blog de mathématiques très divertissant et hautement pédagogique à l’attention des collégiens et lycéens. Liem part du constat que les problèmes mathématiques peuvent être amusants et donner du plaisir aussi bien à ceux qui les créent qu’à ceux qui devront les résoudre. C’est la raison pour laquelle ce professeur imagine des problèmes originaux sur les centres d’intérêt des adolescents : bandes dessinées, manga, sports, télévision, jeux vidéo… rien n’est tabou sur le blog !

Une tasse de thé et une équation

Dans la catégorie « littérature », Liem a imaginé un problème autour de la durée de lecture de la Recherche, intitulé « Un temps perdu à rechercher » destiné aux collégiens de quatrième. Parfaitement conscient de la difficulté et de la densité du texte, Liem estime, dans son problème, que Tiphaine verra « sa vitesse normale de lecture sera réduite par un facteur 1,2 et elle sera, en plus, obligée de lire chaque page 2 fois ». Ensuite, des Jeunes filles en fleurs à Sodome et Gomorrhe, « elle continuera à la même vitesse que pour le premier tome, mais elle n’aura plus à lire chaque page 2 fois ». Pour La Prisonnière et Albertine disparue, son rythme de lecture sera ralenti de 10% et, pour Le Temps retrouvé, Liem fait le pari (risqué) que Tiphaine retrouvera (forcément !) sa vitesse de lecture normale et qu’elle survivra à la lecture de la Recherche. Malin. Le rythme moyen de lecture et le nombre de mots de chaque tome sont évidemment précisés dans l’énoncé. Et moi, je fais le pari que je peux lire au moins 10 pages de la Recherche plus vite que je n’en mettrais pour résoudre ce problème à plusieurs inconnues.
Car les forts en maths auront toujours cet avantage sur les littéraires : ils peuvent, en rentrant du bahut, lire Proust, quand il ne me serait jamais venu à l’idée de faire une équation au goûter ou à l’heure du thé, en guise de madeleine.


1 commentaire

Aurellyen · 30 avril 2020 à 12 h 26 min

J’aimais bien me distraire à inventer ou faire des équations bizarres avec ma tartine. A chacun ses perversions…

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